Petit voyage dans la Blogosphère par Laurence Ryf pour le Café Pédagogique

Petit voyage dans la blogosphère 

Par Laurence Ryf

 POUR LE CAFE PEDAGOGIQUE

 

Les blogs ont un incontestable succès en France depuis quatre ans, et bien qu’ils soient particulièrement à la mode chez les adolescents, ils n’en ont pas l’apanage : mères et pères  de famille, retraités, intellectuels, chercheurs, artistes, professionnels comme amateurs, toutes catégories confondues bloguent régulièrement, voire au quotidien. La blogosphère est devenue l’espace virtuel de communication par excellence, investi par tous, et dans de multiples intentions tant les possibilités d’utilisation des  « sites perso » semblent infinies.

 

Je blogue, tu blogues …

Le journal intime manuscrit, soigneusement rangé au fin fond des tiroirs s’est vu d’abord supplanté par le journal virtuel, toujours intime parce qu’anonymement signé d’un pseudo, offert en lecture à des inconnus, qui plus est invités, par le biais des commentaires, à laisser une trace de leur passage, ne serait-ce que par un « merci » ou un « bonjour.» Simultanément, -et dans un mouvement inverse- avoir un blog est devenu le meilleur moyen de se faire connaître, de créer des liens avec d’autres, que ce soit dans une intention personnelle ou professionnelle. Tous les talents sont sollicités, les artistes font de leur blog une galerie, tandis que les créativités sont stimulées par les échanges, tous inscrits dans des situations authentiques de communication.

De véritables réseaux se créent dans la blogosphère mais les plateformes en concurrence tendent à cibler leur public et donnent jour à un nouveau cloisonnement communautaire: Ainsi, les adolescents se retrouvent-ils massivement « chez » Skyblog et  aiment le ton (démagogique ?) sur lequel ils sont interpellés dès l’inscription. Les arguments publicitaires ont recours au tutoiement et au registre de langue familier: « Tu peux mater un max de photos », « rencontrer de nouveaux potes » Le bulletin d’inscription lui-même n’a rien de neutre quand il demande de cocher si tu es « une nana » ou « un mec ».  Le registre familier est monnaie courante et les jeunes blogueurs  écrivent essentiellement en  « langage texto », faisant preuve d’une grande aisance de lecture comme d’écriture là où leurs aînés peinent à déchiffrer les messages.  Ce langage est devenu une marque de reconnaissance, il leur permet de ne communiquer qu’avec leurs pairs et de se sentir à l’abri du regard scrutateur de l’adulte qui de fait se désintéresse rapidement de la nouvelle prose des ados tant il a de  mal à la lire. On pourrait aller jusqu’à dire que se met en place une véritable stratégie de communication, quand bien même celle–ci échappe en grande partie à ses auteurs.

Qui plus est, les ados n’ont pas toujours conscience que tout le monde peut voir leur blog et méconnaissent la plupart du temps les indispensables règles déontologiques en matière d’éditorial. « Les ados ne me causent jamais de leur blog, un peu comme si je ne pouvais pas les voir même si je suis assis derrière eux. Ou alors, ils imaginent que ça ne peut pas m'intéresser. C'est leur petit monde à eux » précise Daniel Gressy, animateur multimédia pédagogique à la médiathèque d’Athis-Mons,  interrogé à ce sujet. D’après lui « le but de la manip' est d'avoir le plus possible de com'. En évitant les rageux qui viennent polluer les blogs avec des insultes, des pubs inappropriées ou des com' à répétitions (…) J'ai une vision psy de tout ça », ajoute-t-il, « Théoriquement, les parents ne doivent pas tout savoir de leurs enfants et vice-versa. Le côté public des blogs plongent les ados et les adultes dans les secrets de chacun ce qui n'est pas forcément très sain.»

Un tel engouement n’aurait pu avoir lieu si bloguer demandait des compétences spécifiques en informatique. La deuxième raison susceptible d’expliquer l’énorme  succès remporté par les blogs, tient en effet à la rapidité et à l’apparente  facilité de mise en œuvre.

 

Les plateformes proposant des structures éditoriales personnalisables sont nombreuses, souvent gratuites, et l’ouverture d’un blog ne demande que quelques minutes. En quelques clics, il est possible de mettre en ligne des textes, des images, des bandes-son et  les pages ont immédiatement belle allure. Les journalistes ont pu s’en inquiéter, une apparence professionnelle est rapidement donnée aux articles, droits et moyens d’expression sont les même pour tous, au risque que d’aucuns y perdent leurs privilèges. Cette séduisante facilité d’exécution procure beaucoup de plaisir au blogueur qui n’est pas tributaire de la technologie et son blog lui renvoie, à tort ou à raison, une image valorisante de lui-même.

Loin de s’essouffler, le « phénomène blog » ne cesse de gagner du terrain et c’est dans ce contexte qu’il  trouve sa place - d’ores et déjà avec des lettres de noblesse-  dans nos classes. Ouvrir un blog pour sa classe est une initiative enseignante généralement bien accueillie par les élèves déjà conquis par l’outil et il y a fort à parier que nous n’en sommes qu’au début  du renouveau qu’il induit dans nos pratiques pédagogiques.

Lire, écrire et publier, trois mots au cœur de nos problématiques. Et si inscrire les apprentissages dans des situations vraies de communication pour leur donner du sens est l’une de nos priorités, comment « l’outil blog » pourrait-il nous échapper ? (A lire sur weblettres : « Utiliser un blog en cours de français ».

 

Les plateformes multipublics…

De grandes plateformes, à commencer par Primblog pour le premier degré et Weblettres pour le second, sont réservées aux enseignants et aux blogs de classe mais rappelons, avant de les examiner plus avant,qu’au-delà de l’Ecole (et dans ses prolongements) existent également des plateformes comme le web pédagogique sur lequel se retrouvent élèves, profs et parents ou encore comme Intellego, « édités par des membres de la communauté du savoir scolaire, composée de professeurs, d’élèves et de parents. Chaque intelleblog est constitué de documents avec du contenu scolaire, pédagogique et éducatif ». Il est à noter que l’accroche précise : « apportez vos connaissances sur vos matières favorites et vous aiderez les autres; vous apparaîtrez peut-être dans cette rubrique. » et vise ainsi, par la valorisation des « meilleurs blogs ».à créer de l’émulation dans la transmission des savoirs. En sus des commentaires, il est également possible d’évaluer les articles et ce en s’identifiant en tant qu’élève, prof, ou parent. Pour encore plus de commodités, une page Netvibes permet de  suivre l’actualité en général et celle de la plateforme en particulier. Les blogs sont classés en fonction de la catégorie à laquelle appartient leur auteur : élève – professeur- parent ou selon le niveau de classe. Les recherches par thèmes sont également envisagées.

A l’heure même où un certain discours alarmiste dominant inquiète en décrétant que nos élèves sont « de plus en plus faibles », « de moins en moins intéressés », « de plus en plus agités », bref « de plus en plus nuls »,  il est important de saluer ceux d’entre eux – de plus en plus nombreux – qui en toute autonomie et sans l’aide des adultes ouvrent leur blog scolaire. On a le plus souvent le sentiment en visitant leurs pages qu’ils jouent au professeur tout en professionnalisant leur métier d’élève. S’ils s’adressent directement à leurs lecteurs, ces derniers se manifestent rarement, ce qui ne semble pas gêner le blogueur qui poursuit ses publications comme si de rien n’était. On est en droit de se demander alors si mettre ses cours en ligne n’a pas pour principal intérêt d’aider à se les approprier et à s’organiser dans son travail.

A titre d’exemple de blog de collégiens, saluons « sixième en force » édité par le vautour, un élève de 5ème qui propose de véritables cours en ligne dans toutes les disciplines, à ses camarades à peine plus jeunes, et souhaitons lui de poursuivre comme il l’a annoncé : « Bienvenue sur mon blog de quatrième ! Pour l'instant j'ai pas encore eu de cours il faudra attendre !  »

Du côté des parents, il est également  de remarquables initiatives comme celle de Rebecca qui propose un fonds de 985 résumés de livres (littérature française) présenté par ordre alphabétique de titres et constitué à partir des sources Internet toujours citées en liens. « La finalité de cette compilation de résumés est de vous épargner de longues recherches sur ce merveilleux outil qu'est le Web » précise l’auteur avant de prendre soin de conclure par « n'oubliez pas de lire ces livres, car malgré le résumé, la plus belle part de ces pages vous aura échappé ! ». D’autres, comme Minicooper proposent « le premier blog d'une maman » de trois enfants de 10, 13 et 15 ans avec, dit-elle, l’intention de « mettre en ligne des leçons et des exercices de maths, des exercices de français, des dictées, en s'inspirant des cahiers de ses enfants et surtout des questions qu'ils lui posent. »

 

Celles des enseignants …

Primblog s’affiche comme « la communauté des blogs de classes » des écoles primaires et met en avant son souci de « sécuriser les blogs destinés à un jeune public. » Pour ce faire, l’inscription a lieu en deux temps : A l’enseignant de signaler d’abord sa classe par mail en précisant les coordonnées de son école puis dès la création du primblog, deux chartes sont envoyées qu’il s’agira de retourner après approbation des élèves et des enseignants. La plateforme met en avant que la correspondance avec primblog et l’étude de la chartre avec les élèves sont autant d’occasions pour travailler les compétences 2 et 5 du B21. Il est à noter cependant que la plupart des collègues ayant ouvert un blog de classe sur cette plateforme, depuis la rentrée de septembre 2007 n’ont souvent publié depuis qu’un seul article et il y a lieu de se demander pourquoi. Peu nombreux en effet sont ceux qui, à l’instar des G.S. et des C.P. de Saint-Romain au Mont d’Or tiennent un véritable cahier de la vie de la classe.

Weblettres propose une grande plateforme réservée au second degré et on ne peut circuler sur ses blogs sans éprouver rapidement l’envie d’en ouvrir un à son tour pour ses classes tant les pistes d’utilisation à l’initiative des collègues sont nombreuses et séduisantes : du cahier de textes en ligne à l’atelier d’écriture, en passant par le cahier de vie de classe, le blog carnet de bord de voyage ou encore le petit coup de pouce donné par l’enseignant qui met en ligne des documents pour compléter ou approfondir ce qui a été vu en classe, les objectifs déclinés sur les sites sont diversifiés. Il devient même difficile d’être exhaustif quand il s’agit d’en dresser une typologie tant les innovations pédagogiques sont nombreuses.

A regretter cependant, sur cette plateforme comme sur bien d’autres, l’absence d’un tableau d’affichage des derniers commentaires. On ne peut, me semble-t-il, inciter les élèves à réagir librement sur les articles proposés sans rendre leurs propos immédiatement accessibles. Enterrés au fond des pages, les commentaires échappent au visiteur qui, ne pouvant relire tout le site pour partir à leur recherche, se sent un peu frustré de ne pas savoir comment sont reçus les articles ni même s’ils ont été lus. 

Est-ce la raison pour laquelle la plupart des articles ne sont pas commentés ? Et  sans cette dynamique d’échanges et de dialogues, le blog ne perd-il pas sa plus grande spécificité comme son plus grand intérêt?

Reste en outre à savoir quels liens existent entre le blog et la classe (entre les échanges écrits et les échanges oraux) et quels usages en font les élèves (à cet égard, l’analyse des statistiques, quand elles existent, est digne d’intérêt). C’est en effet dans le cadre de la problématique plus générale de la communication qu’il convient assurément de recentrer nos objectifs. Il s’agit sans doute d’expliciter avec les élèves quelles situations d’énonciation sont premières quand on blogue, quelles sont les intentions des actes de parole et quelles modalités elles induisent. Les élèves s’adressent-ils à leurs camarades de classe au même titre qu’aux visiteurs inconnus? Ont-ils un destinataire privilégié ? Quel est l’intérêt de l’interactivité ? En quoi contribue-t-elle à enrichir les relations humaines et à quelles conditions ? Comment s’organisent les échanges sur un blog ? Quels sont les genres et types de textes présentés ? En quoi les articles (appelés « billets ») se différencient-ils des commentaires et quelles sont les fonctions respectives des uns et des autres ?

Il ne faudrait pas non plus que les facilités d’utilisation et la toujours plus séduisante apparence des pages nous tournent la tête : ce sont sur les enjeux pédagogiques que nous devons nous pencher. C’est à cette condition seulement que le blog peut devenir un formidable outil pour l’Ecole. La technologie demeure au service de la pédagogie et c’est toujours dans la lignée de la pensée de Freinet que nous devons nous inscrire car il n’est plus à prouver que «  l’on n'écrit que pour être lu (hormis sous la contrainte). Cette socialisation est indispensable, car elle est l'un des moteurs de la production, mais aussi parce qu'elle seule peut justifier pour l'enfant les exigences à venir quant au fond et à la forme de son écrit. » Appréhender le blog comme un nouveau support de correspondance ou de journal scolaire permet en effet d’échapper au risque de s’écrire faute de savoir se parler, de juxtaposer des affirmations là où l’on croit converser ou pire encore peut-être de se croire lu quand on ne l’est pas. Loin de se limiter à n’être qu’une fenêtre qui donne à voir ce qu’il se passe en classe (ce qui n’est déjà pas si mal !), le blog pourrait bien vite devenir le média à privilégier en cours de français pour travailler les notions de maîtrises des discours tant à l’oral qu’à l’écrit. Ce serait alors aux élèves de réfléchir à son organisation lors de discussions véritablement argumentatives, de faire des choix en matière de publication et d’être responsabilisés dans la répartition des tâches.

Les blogs du Club Enseignants (un service réservé aux membres du club education de france5.fr et aux abonnés lesite.tv). sont à cet égard particulièrement intéressants. La possibilité offerte d’insérer des extraits vidéo des émissions télé sur ses pages web est propice à un travail décloisonné sur l’actualité et plus largement sur les médias. De son côté, le Clémi, qui suit activement la question des blogs, conseille et accompagne les projets dans les classes et propose une mine de ressources sur les plans juridiques, pratiques et pédagogiques. 

 

Celles où l’on laisse la main aux élèves …

Toutefois, les blogs qui ont le plus retenu mon attention sont ceux des collègues qui font le choix de laisser les commandes à leurs élèves dans le plus grand respect de leur parole, tant dans la forme que dans le fond.

Parole à entendre au sens premier sur le blog Sésame écris-moi de Brigitte Burlier et de ses élèves de 6ème. Un joli site principalement consacré au Conte et régulièrement alimenté  sur lequel on peut lire des récits d’élèves mais aussi les écouter raconter. 

 

Et celle du Café pédagogique

Si avec de jeunes collégiens, c’est le professeur qui supervise les publications, au lycée, les élèves peuvent devenir pleinement responsables de leur blog. Ainsi en est-il par exemple du blog VanDongenO7, ouvert sur la plate-forme du Café pédagogique. Pas de cours en ligne sur ces pages mais des textes d’élèves non toilettés et bien souvent sur des sujets choisis par eux-mêmes. Aucune des problématiques intéressant les adolescents ne semble censurée, bien au contraire. L’ensemble y gagne en authenticité et en fraîcheur. La musique, le sport, le cinéma,  les bonnes blagues, ou encore les coups de cœur trouvent leur place sur ce blog à côté de véritables réflexions à teneur philosophique sur la vie de lycéen et d’adolescent. L’interactivité est première (même si là encore l’absence d’un tableau d’affichage des derniers commentaires freine sans aucun doute les échanges) et c’est avec tout autant de plaisir que d’intérêt que l’on consulte ces pages. L’enseignante, C. de Vulpillères, intervient essentiellement dans les commentaires et annote les articles comme on annote  les copies.  Elle salue  les réussites de ses élèves tout en leur demandant de retravailler leur texte si nécessaire : « Bon registre, de bonnes idées, même si c'est un peu rapide. Avant publication, quelques corrections (pour améliorer votre note en plus !) : je vous donne votre texte imprimé et anoté à la rentrée pour corrections. » Ses remarques stimulent par là même le travail sur la maîtrise de la langue,  tout en permettant d’inscrire pleinement les pratiques d’écriture en ligne dans les pratiques de classe. A cet égard, une rubrique pour l’heure non alimentée mérite toute notre attention : « Un roman à 17 mains… » L’idée d’un atelier d’écriture en ligne me semble excellente pour travailler compétences de lecture et d’écriture simultanément et amener ainsi les élèves à s’investir tout autant dans la réception que dans la production. Qui plus est, on échappe alors au risque du blog catalogue dans lequel les textes se juxtaposent au lieu de s’imbriquer les uns dans les autres et c’est  bien l’émulation induite par l’interactivité qui demeure première.

 

Pour ma part, je reviens de ce petit voyage dans la blogosphère, avec l’intention enthousiaste d’ouvrir un blog pour ma classe de 4ème tant de nouvelles idées me sont venues en consultant les sites des collègues. Et sans doute faudrait-il, avec Caroline Jouneau-Sion, travailler en toute transparence sur nos ratés et raconter « nos meilleurs plantages » pour comprendre « ce qui n’a pas fonctionné » et profiter nous aussi  pleinement de l’interactivité pour faire avancer nos réflexions comme nos pratiques.

 

Pour approfondir

Plusieurs dossiers pédagogiques fort intéressants sont d’ores et déjà à disposition de qui souhaite approfondir la réflexion. La « blogographie » proposée le 3 novembre 2005 par Michèle Drechsler sur le site logiciels libres pour le 1er degré du CNDP est toujours d’actualité. Savoirs CDI publie par ailleurs un document intitulé : « Blogs : quelles utilisations en établissement ? » dans lequel on trouve une intéressante classification des applications pédagogiques en milieu scolaire. Vous trouverez également sur le site de l’association Cyber-langues, « l’association des enseignants de langue vivante qui utilisent les techniques de l’information et de la communication pour l’enseignement », un compte-rendu de pratiques qui rappelle efficacement ce qu’il est indispensable de savoir avant de se lancer dans l’aventure :« Le blog scolaire au service des élèves dans la construction d’une séquence dans une approche actionnelle » Sur cette même page, sont proposées des  références consultables en ligne particulièrement bien choisies. A lire d’autre part sur Flenet un très riche dossier : « BLOGS / Carnets web – EDUCATION » et sur Franc-parler un parcours intitulé «  Blogs : quelles applications pédagogiques ? »

 

 

http://www.weblettres.net/blogs/index6.php

http://lewebpedagogique.com/

http://www.intellego.fr/index.php?PageID=intelleblogs

http://www.netvibes.com/myintellego

http://www.weblettres.net/blogs/index1.php

http://www.primblog.fr/

http://www.weblettres.net/blogs/?w=Sesameecrismo

http://www.intellego.fr/intelleblog/Le-premier-blog-d-une-maman-par-minicooper/109

http://blogedu.tv/

http://www.primblog.fr/index.php?blogId=5

http://www.intellego.fr/intelleblog//1234

http://www.cafepedagogique.net/communautes/VanDongen07/Lists/Billets/Post.aspx?ID=84#Comments

http://www.cafepedagogique.net/communautes/Travaillersurles'rat%C3%A9s'/default.aspx

http://cndpll1.hosting.cri74.org/article.php3?id_article=305&var_recherche=BLOG

http://savoirscdi.cndp.fr/pedago/Blogs/Blogaccueil.htm

http://flenet.rediris.es/blog/carnetweb.html

http://www.francparler.org/dossiers/blogs.htm