Actu...Les TIC, une obligation pour enseigner aujourd'hui...

Publié le par Christine Merlin

Je reprends d'abord tel quel l'article publié par EDUCNET

que je commenterai rapidement en bas de page

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Assises du numérique : compte-rendu de l''atelier 'Les TIC, une obligation pour enseigner aujourd'hui'

Considérant comme dépassée la question de savoir s'il faut ou non enseigner avec les TICE, l'atelier des Assises du numérique consacré aux TICE, organisé et animé par la SDTICE, avait choisi de présenter comment les nouveaux outils numériques modifient les pratiques pédagogiques et les modalités d'apprentissage des élèves.

Quatre situations présentées à la tribune illustraient ce que vivent quotidiennement des enseignants et des élèves.

- L'évolution de la commune de Piriac sur mer avec un SIG ou système d'information géographique (Jackie Pouzin, lycée Vadepied, académie de Nantes avec Hugo et Pauline, classe de 2nde)
- Des cellules au dessin scientifique avec une webcam associée à un microscope (Evelyne Amblès, collège Emilie Carles, académie de Nancy-Metz avec Anguérande et Théo, classe de 6ème)
- Les Arts plastiques : un projet "le Corbusier a perdu ses plans" avec des productions d'élèves en 3 D (Françoise Grassias, collège Descartes, académie de Versailles)
- L'oral en langues vivantes avec des lecteurs MP3 dictaphones et un TBI (Monika Rémon-Brunner, collège Eugène Guillevic et Françoise Couëdelo, collège Jean Monnet, académie de Rennes)

Mieux qu'un long discours, ces mises en situation ont fait ressortir les apports des TICE à la classe :
- Acces à des ressources sans précédent ;
- Production facilitée avec l'affranchissement de certains problèmes techniques induisant une augmentation du potentiel créatif et une élévation du niveau d'exigence ;
- Possibilité de faire des essais multiples, procurant "un autre statut à l'erreur" et induisant une attitude expérimentale ;
- Repérage simplifié des difficultés et réussites d'élèves ayant à réaliser eux-mêmes des travaux ;
- Capitalisation des travaux de la classe qui peuvent être vus collectivement ensuite ;
- Conservation des documents réalisés pour une séance suivante ou un élève absent ;
- Réactivité de l'enseignant doté d'internet en classe par rapport aux questions des élèves.

Un bémol toutefois : si le matériel est là, si les logiciels existent, la maintenance des appareils pose souvent problème.

En conclusion, pour les orateurs comme pour le public, loin d'être l'occasion de jeter aux orties les techniques traditionnelles, les TICE trouvent leur place et l'articulation entre ces deux mondes se construit.

Source : Rédaction Educnet

Lire aussi : le reportage du Café pédagogique consacré à ces Assises

 

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NDLR :

Si vous voulez plus d'infos sur les très intéressantes pratiques de vos collègues évoquées plus haut, les pratiques sont plus détaillées dans l'article du Café pédagogique....

Je suis entièrement d'accord avec la lise des avantages de l'usage de l'informatique et du Web en particulier. Je les reprends :

  •  Accès à des ressources sans précédent ;
    --> Encore faut-il apprendre aux élèves à s'en servir, voire pour des raisons pratiques, pré-selectyionner les données dont ils pourraient avoir besoin (voir l'usage des "univers" Netvibes ou simplement des bloglist de liens qui laissent à portée de main des élèves les sites que vous avez repérés pour eux).

  •  Production facilitée avec l'affranchissement de certains problèmes techniques induisant une augmentation du potentiel créatif et une élévation du niveau d'exigence ;
    ---> En français moderne, cela signifie que c'est beaucoup plus facile de taper un texte, y compris multimédia, ou de produire une oeuvre artistique sur ordinateur qu'en "vrai".
    Par exemple, en éducation musicale, il est plus "facile" (!!) de créer une oeuvre par ordinateur que de monter un orchestre, principalement quant à l'équipement.

  • Possibilité de faire des essais multiples, procurant "un autre statut à l'erreur" et induisant une attitude expérimentale ;
    ---> En expression écrite, c'est un des usages les plus intéressants... Le brouillon prend une tout eautre dimension... Il est réellement l'ébauche de ce qui va être l'oeuvre. On ne recopie pas, on re-travaille la matière, comme un sculpteur..

  • Repérage simplifié des difficultés et réussites d'élèves ayant à réaliser eux-mêmes des travaux ;
    ---> Notamment en classe pupitre grâce à Netsupport school, en ce qui concerne l'appréhension des difficultés des élèves par le professeur... Mais d'autres outils permettent une évaluation plus scientifique de l'évolution des élèves...

  • Capitalisation des travaux de la classe qui peuvent être vus collectivement ensuite
    / Conservation des documents réalisés pour une séance suivante ou un élève absent ;

    ----> Notamment par la publication des travaux/ des cours sur une interface privée (CD/intranet) ou publique (Website, Blogs...)

  • Réactivité de l'enseignant doté d'internet en classe par rapport aux questions des élèves.
    ----> mails, commentaires de blogs, forums, boites de dialogue (live)... Tout est envisageable et change radicalement les rapports profs élèves. Je dirais simplement de faire attention à toujours garder la maitrise de la conversation afin d'éviter des dérapages mal évalués pour le moment...

LES PROBLEMES
s Il n'y en a qu'un et les Assises sont parvenus à la même remarque que nous nous faisons depuis quelques années déjà... Quid de la maintenance? Pourquoi les Rectorats, Ministère, commissions européennes, etc... qui nous dotent quelquefois de milliers (hum! +++++ ) d'euros ne crée pas un peu plus de postes de maintenance, avec la création de concours? A l'inverse certains services allant dans ce sens ont disparu ces dernières années... Alors qui peut m'expliquer?
Chez nous, une assitante d'éducation fait un travail formidable pour une paie honteuse compte tenu de la fonction réellement assignée et des responsabilités attenantes.

Que dit-on déjà? Ah oui, "Les conseilleurs ne sont pas les payeurs"



 


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